Interview de Benjamin Ulrich, Président d’Intent Technologies sur radio.immo

Benjamin Ulrich, Président d’Intent Technologies était l’invité de l’émission « Proptech by Ston’up ». Retrouvez-ci dessous l’interview complète dans le player et les morceaux choisis à lire au calme !

« Intent Technologies représente un peu l’avenir de ce qu’on pourrait appeler l’immeuble plateforme. » – Stonup

L’histoire :

« On est un éditeur de logiciel SaaS. On développe une plateforme de gestion de données qui va collecter et partager toutes les données en provenance des prestataires de services et des équipements pour un parc immobilier. On s’adresse principalement aux gestionnaires de parcs immobiliers bien dans le résidentiel et le tertiaire et les collectivités. »

« On a décelé très tôt que ce secteur était en pleine transformation, on a beaucoup parlé de la sous-exploitation du numérique. Il y a aussi une évolution du métier des gestionnaires de parc, qui était historiquement plutôt centré sur des problématiques juridiques, comptables et d’exploitation technique, vers un métier de services à l’occupant avec une volonté finalement de se rapprocher de ses occupants et des modes de vie et de travail dans ces bâtiments. L’intérêt de la data est devenu forcément un incontournable et permettre à ces acteurs de reprendre la main sur cette data leur donne une capacité à se transformer et à créer plus de transversalité dans leur métier. et de se rapprocher des occupants. »

La complexité du marché :

« On est face à un marché avec de très gros acteurs, des multinationales parfois, et puis des tout petits acteurs. Il faut donc être capable de faire travailler tout ce beau monde ensemble, en gardant le positionnement de chacun. Il y a une chaîne de valeurs existante, il a fallu s’insérer dans cette chaîne de valeur dont les relations clients fournisseurs sont assez complexes. »

Le business-model :

« La plateforme est commercialisée en SaaS, on vend de l’abonnement donc on n’est pas une société de services. On est vraiment éditeur. Là dessus, on a construit un modèle qui se calcule aussi bien en fonction du nombre d’actifs que on peut être amené à gérer que du nombre de flux qu’on va être amené à exploiter dans la plateforme. »

« L’enjeu pour nous est vraiment de déployer à grande échelle sur des grands parcs immobiliers, d’abord sur un parc existant. Par extension les bâtiments neufs progressivement se connectent également à notre plate forme mais c’est vrai que ce qui nous intéresse c’est les 30 millions de logements que l’on a aujourd’hui sur le parc en France et les 900 millions de mètres carrés que nous avons sur le marché du tertiaire et des collectivités. »

Les bénéfices :

« Le premier, c’est l’efficacité opérationnelle. On est dans un secteur qui avait assez peu travaillé sur l’optimisation de toute la chaîne de services en partant du client jusqu’aux fournisseurs. Le client a une exigence de qualité service accrue aujourd’hui et l’enjeu est finalement de réussir à rendre le plus économique possible les déplacements aussi bien des techniciens côté prestataires que la qualité de l’intervention pour l’occupant.

Après évidemment comme on se rapproche de plus en plus des modes de vie et des modes de travail des occupants, l’intérêt du gestionnaire, c’est d’être capable demain d’activer et de distribuer les services qui vont tenir compte finalement des besoins de ses clients. Et ce, qu’il s’agisse de l’énergie ou du confort d’utilisation d’un logement. On voit bien dans notre quotidien, quand j’appelle un plombier, je dois poser une journée de congès, et parfois il ne vient pas ! Donc il y a encore beaucoup d’amélioration à faire sur ce plan là. »

Les chiffres : 

« 32 millions de mètres carrés, 800 mille interventions suivies en temps réel, 100 000 objets connectés. »

La stratégie :

« Déployer la  plateforme, et pas uniquement sur le logement social. Au départ on a créé cette plateforme avec des acteurs du logement social, qui représente aujourd’hui 10 % des logements en France. Evidemment, on va continuer à accompagner ce secteur et ses évolutions, notamment la loi ELAN qui va inciter les bailleurs à utiliser ce type d’outils. Puis on a maintenant d’autres acteurs dans les collectivités le tertiaire dont qui vont devenir aussi nos clients, qui le sont pour certains d’entre eux déjà et pour lesquel on a l’ambition de devenir un acteur incontournable en France.

Dans 5 ans : 

« Pas qu’une histoire franco-française. On est dans un marché qui est mondial. Aujourd’hui, on voit que les stratégies sont en train de se mettre en place. La proptech est une illustration. Les moyens financiers qui sont mis en oeuvre dans ce secteur sont importants. Ce qu’on va regarder aujourd’hui, c’est c’est la capacité d’aller en vente indirecte sur d’autres marchés. »

« Il y a un enjeu d’accompagner les gestionnaires sur les outils d’aide à la décision et d’intelligence artificielle. Si on se projette sur la vision moyen terme, il y a un vrai enjeu sur celui qui détiendra la vision 360° sur toute l’information du bâtiment et sera capable de construire les modèles qui permettront de déployer de l’intelligence pouvoir prévenir tout un tas de situations que ce soit sur l’impayé, sur la prévision de travaux, sur les problématiques de dysfonctionnement ou de satisfaction d’un occupant. La plateforme va être un outil d’aide à la décision supplémentaires dans le pilotage des métiers d’opérateurs de services que seront les gestionnaires. »

Dans 30 ans :

« La vision qu’on propose, c’est que le bâtiment est une infrastructure dans laquelle circule tout un tas de services et d’utilisateurs. Donc il va falloir augmenter cette expérience utilisateur, elle est aujourd’hui plutôt à son niveau le plus bas. Il faudra être capable de personnaliser les services. Il ne s’agit pas de tout robotiser, je ne crois pas du tout à l’automatisation complète du bâtiment, mais plutôt de le rendre plus humain, plus intime dans sa relation avec les occupants. Le bâtiment devra pouvoir s’adapter aux modes de vie et modes de travail. »

Retrouvez l’interview complète sur radio.immo.

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